En Infolettres franco-anglaises

Novembre

Novembre

Chers amis des langues et des arts,

Chers résidents de la République,

Ceci n’est pas une Newsletters. Mais ce sera la dernière.  A cause de l’hiver.

Souvenez-vous, le projet était simple. On voulait faire la fête.

Le point de départ était limpide : Nous étions  tous nés quelque part.

L’époque semblait sombre. Mais d’aucuns connaissaient  la chanson. On savait bien qui lavait les vitres pour que ça brille.

Marcel  pouvait  décliner le coup de l’illusion  sous différentes coutures :

Marcel lit « invite à la mort »d’Hassan Yassin 

Marcel relit « invite à la mort » d’ Hassan Yassin 

Alors  soit.

 Pour s’éclairer,  il faudrait pédaler.

On prendrait notre temps. On raconterait l’histoire depuis le début. On mettrait en avant un talent par mois  et puis on verrait bien.

On avait démarré avec trois bras cassés.

C’est clair  qu’il faisait noir. C’était le chaos total.

Patrick Prigent donnait son avis sur tout et n’importe quoi.

Quand on pouvait on pourvoirait. Tout le monde n’est pas Mnouchkine m’enfin on pouvait tout mettre de coté pour  rédiger des petits papiers.  

Quand on comprendrait que Patrick Prigent ne lirait en breton qu’après la fête, la jeunesse bretonnante d’Emma viendrait à la rescousse avec fraicheur et brio.

On ne  se démonterait pas. On  proposerait  à Patrick Prigent de lire un texte.

On le ferait dans plusieurs langues. Parce c’est comme  ça qu’on était.

La traduction de Livia vers l’anglais

La traduction de Morgane vers l’italien

La traduction de l’Institut  Chubri vers le gallo

S’il faisait le mort, on s’y collerait, un petit remontant plus tard.

 Loic et Rita font le boulot à la place de Patrick en lisant « la rebelle » d’Hassan Yassin

On était comme ça. On prendrait soin les uns des autres. Si Andrea  ne sortait pas de ses crises de doutes , Morgane tenterait de lui faire du bien.  En napolitain.

Mais plus on avançait moins ça s’allumait

Les lusophones brésiliens en matière d’éclairage s’apprêtaient à prendre une bonne panne.

 Des collaborateurs pourraient  même nous filer entre les doigts.

                Il fallait faire un gros coup.

                Alors, fut-ce l’appel des parisiennes, fut-ce l’appel des sirènes de  l’Espagne ?

Patrick Prigent  se mit à bosser. Nul ne sait s’il eut besoin d’un verre. Lui aussi.   Mais  il est probable qu’il  le prit. Entre 11. 40 et 11.52 Patrick Prigent lit les coplas d’Isabel Voisin.

Et Rita pendant ce temps-là, sans perdre sa boussole,  avait continué sa recherche. De lanternes.

Alors Denis Péan, sa constance, sa douceur, son harmonie  lui avait simplement répondu :

–          Avec plaisir, Rita  quels sont les délais ? : Denis Péan lit « la biche  » d’Hassan Yassin 

Un bel hiver à tous !

Rita !  -reprend ses cours de farsi !