En roman

 » Rendre chèvre » par Maxime Abolgassemi

Il serra Leyli dans ses bras.

 – Savez-vous que notre Leyli ira un jour étudier en France? m’annonça-t-il. Je veux qu’une jeune fille comme elle ne dépende ni d’un mari ni de personne. Elle ira à la Sorbonne, vous ne pensez pas?

– Si, j’en suis sûr. Et elle y rendra fous les professeurs, en leur expliquant à sa façon les fables de La Fontaine, me permis-je de commenter.

Elle protesta, elle ne faisait que lire le texte me signala-t-elle par un petit coup amorti.

 – Rendre chèvre les vieux sorbonagres, conclut-il avec un fin sourire, voilà qui justifie le voyage.

 

Avec l’aimable autorisation de Maxime Abolgassemi , page 114,,  Nuit persane (éditions Erick Bonnier)